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Pérennité de l'activité des micro-entreprises : les chiffres clés

23 octobre 2017

La mise en place du statut d'auto-entrepreneur en 2009 (renommé micro-entrepreneur en 2014) avait entrainé une hausse notable de la création d'entreprises : 360 000 micro-entrepreneurs étaient déjà immatriculés à la fin de l'année 2010. Où en sont-ils plusieurs années après ? Quelle pérennité pour ce statut ? Une étude de l'Insee, de septembre 2017, nous renseigne sur la situation des 191 000 micro-entrepreneurs qui s’étaient immatriculés lors du 1er semestre 2010.

23 % des micro-entrepreneurs déclarés au premier semestre 2010 étaient encore actifs en 2015

Cinq ans après leur immatriculation du 1er semestre 2010, 23% des micros-entrepreneurs sont toujours actifs. 38% n'ont jamais été actifs et ont donc été radiés. 62% ont démarré une activité économique et parmi eux, 5 ans après, 39% ont cessé leur activité en tant que micro-entrepreneur, soit une pérennité de 38 % sur cinq ans. Ce chiffre est moins élevé que pour les entreprises classiques sur la même période (60 %) et y compris pour les entreprises individuelles (50 %).

Le secteur des « services aux ménages » est celui dans lequel la pérennité des micro-entreprises est la plus importante

Comme pour l'entreprenariat classique, le secteur d'activité influe grandement sur la pérennité de la micro-entreprise.

Le secteur qui concentre le plus de micro-entreprises pérennes sur une période de cinq ans est celui des services aux ménages avec  : 46% dans la « santé humaine et l'action sociale », 35% dans l'« enseignement » et 29% dans les « arts, spectacles et activités récréatives ». Toutefois, même dans ces secteurs fructueux pour les micro-entreprises, les entreprises dites classiques restent le plus pérenne.

À caractéristiques identiques, les micro-entrepreneurs de la santé et de l'action sociale ont 2,4 fois plus de chances d'être pérennes à cinq ans que ceux du commerce.

Le risque de cessation des micro-entreprises diminue au fil des années d’activité

Parmi les micro-entrepreneurs immatriculés en 2010, 47% sont encore actifs un an après leur immatriculation. La première année, le risque de cessation de l'activité de micro-entrepreneur (y compris par absence de démarrage) est donc de 53%.

Ce risque de cessation diminue au fil des années. Parmi les micro-entrepreneurs actifs au bout d'un an, 22% cessent la deuxième année, 18% la troisième (parmi les micro-entrepreneurs actifs au bout de deux ans), 16% la quatrième, alors qu'ils ne sont que 7% à cesser la cinquième année. Cette diminution au fil des ans se rapproche de la situation observée chez les entrepreneurs individuels classiques.

Les micro-entreprises en activité principale sont plus pérennes

La pérennité à cinq ans des micro-entrepreneurs est plus élevée lorsqu'ils en ont fait leur activité principale : 41% contre 34%pour une activité de complément.

Lorsque la micro-entreprise est une activité de complément, les chances de pérennité à cinq ans sont inférieures de 20% aux micro-entreprises en activité principale.

Le chiffre d'affaires annuel moyen des micro-entrepreneurs est de 10 200 €

En 2014, le chiffre d'affaires annuel moyen des micro-entrepreneurs encore actifs sous ce régime fin 2015 est de 10 200 € et de 12 800 € lorsque le micro-entrepreneur est en activité principale. Pour ceux exerçant leur activité de micro-entrepreneur en complément d'une autres activité, le chiffre d'affaire moyen est de 7 700 €.

Source : www.economie.gouv.fr