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Les entreprises ayant dépassé le cap des trois ans sont plus nombreuses !

3 mai 2019

Selon l'INSEE, qui publie tous les quatre ans le bulletin de santé des sociétés, les entités créées en 2014 se portent mieux que leurs aînées, notamment grâce à une conjoncture favorable. La forme juridique et le secteur jouent également.

Après un trou d'air lié à la crise de 2008, le tissu économique français se consolide: trois entreprises (hors autoentrepreneur) créées en 2014 sur quatre (75%) étaient ainsi toujours en activité trois ans après leur création. Selon l'INSEE, qui publie tous les quatre ans le bulletin de santé des sociétés récentes, c'est trois points de mieux que les structures nées en 2010: 72% avaient alors fêté leur troisième anniversaire, un chiffre en hausse de huit points comparé à la génération précédente. L'INSEE explique que l'amélioration de la conjoncture est principalement responsable de la meilleure résistance du cru 2014: le PIB a progressé de 1,2 % en 2016 et de 2,2 % en 2017, contre seulement 0,3 % en 2012 et 0,6 % en 2013. La recette pour durer reste en revanche inchangée.

Pour être à la tête d'une jeune pousse pérenne, les entrepreneurs doivent de préférence constituer une société (SAS, SARL), statut juridique qui a permis à 83% des entreprises de 2014 d'être toujours actives après trois ans, contre 63% des entrepreneurs individuels.

La santé plutôt que l'hôtellerie

La solidité de la structure croît également avec les moyens financiers engagés au démarrage. Le taux de pérennité grimpe ainsi de 64% à 80% quand l'investissement initial passe de 1000 à 40.000 euros. Le secteur d'activité est aussi déterminant. La santé, l'enseignement, l'action sociale et les transports sont les plus porteurs. Le commerce et l'hôtellerie-restauration sont plus chaotiques, même si la génération 2014 s'en est globalement mieux sorti que son aînée. L'INSEE note enfin que les structures créées dans des communes rurales ont plus de chance de prospérer que celles nées dans les grandes villes. En cause: une concurrence accrue qui engendre davantage de problèmes de trésorerie.

Source : www.lefigaro.fr